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Nos coureurs, leurs histoires

Vous cherchez à établir des records personnels? Inspirez-vous de ces coureurs et coureuses

Vue latérale d’un coureur se lançant dans sa foulée sur une route.
Flèche vers le bas
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Chaque coureur et chaque coureuse a une raison. Quelle que soit cette raison, le sport la transformera. Cela peut être particulièrement vrai lorsqu’on cherche à établir des records personnels, que ce soit dans des courses, sur des distances d’entraînement ou sur la piste. Cela peut-être pour arracher un temps de qualification convoité pour le marathon de Boston ou simplement pour faire le tour du pâté de maisons pour la première fois. Quoi qu’il en soit, la poursuite d’un record personnel ne fait pas que cocher une case, mais peut transformer un coureur ou une coureuse à un niveau plus profond et plus individuel.

Pendant des années, Molly Gutt, 33 ans, une professionnelle de l’assurance de Scottsdale, Arizona, n’avait qu’une raison pour courir, et ce n’était pas pour établir un record personnel. Compétitrice dans l’art martial du muay thai, Gutt se tournait régulièrement vers le tapis roulant pour perdre du poids et se mettre en forme. Elle redoutait ces courses, les considérant comme un moyen d’arriver à ses fins. Jusqu’au jour où elle a rencontré une camarade de combat qui lui a montré une meilleure voie.

À partir de ce moment-là, j’ai fait mes courses à l’extérieur. C’est devenu un style de vie, et non une association avec la perte de poids ou le fait d’être en « forme de combat ». Aujourd’hui, j’utilise la course à pied pour ma santé physique et mentale. »

Il s’est avéré que la nouvelle amie de Gutt a fait bien plus que de la boxe thaïlandaise (muay thai). Elle était aussi une ultra-coureuse et une triathlète de compétition. « J’étais tellement intriguée », admet Gutt. « Presque tou-te-s les coureurs et coureuses que j’avais rencontré-e-s jusque-là détestaient la course, comme moi. Mais après avoir parlé avec elle, nous avons prévu de nous rencontrer et de courir un 10 km local. »

Cette course a permis à Gutt de courir pour la première fois à l’extérieur. « Disons que je n’étais pas optimiste pour la course, mais j’étais excitée à l’idée d’essayer parce que c’était un cadre de course et que ce serait probablement plus excitant que le tapis roulant », dit Gutt. Cela s’est avéré être plus que 10 km : ce fut le moment de la transformation de Gutt avec la course à pied, la transformant en une passion qui lui a ouvert tout un monde.

Coureur avec des palmiers en arrière-plan

Photo : Molly Gutt

Quand sa nature compétitive s’est manifestée, Gutt s’est surprise à dépasser l’heure dans la course. Elle a également été surprise par ce qui est devenu un moment transformateur dans sa vie : Elle était accro à la course. « À partir de ce moment-là, j’ai fait mes courses à l’extérieur », dit-elle. « C’est devenu un style de vie, et non une association avec la perte de poids ou le fait d’être en « forme pour le combat ». Aujourd’hui, j’utilise la course à pied pour ma santé physique et mentale. »

Elle utilise aussi la course à pied pour atteindre de nouveaux objectifs, tant en distance qu’en temps, et pour se prouver qu’elle peut surmonter les revers. Ces dernières années, Gutt a subi deux opérations de la cheville et, dans les deux cas, elle est revenue à la course et à la compétition plus forte que jamais. « Après ma première opération pour réparer les tendons stabilisateurs, j’ai dû passer deux mois avec des béquilles », explique-t-elle. « Apprendre à vivre sur un pied a été difficile. »

Malgré cela, Gutt s’est motivée pour reprendre l’entraînement dès qu’elle y a été autorisée et s’est même tournée vers la course sur sentier, qui l’a remplie de peur, mais aussi de joie. Elle veut maintenant poursuivre de nouveaux objectifs. « J’ai lentement commencé à courir sur des sentiers en 2018 et j’ai découvert un fort sentiment d’aventure en étant dans la nature sauvage », dit-elle. « Je n’ai pas encore pu courir un ultra à cause de problèmes persistants avec ma cheville, mais je suis déterminée à y arriver. »

Quand le sort nous réserve des pépins, c’est le moment d’établir des records personnels

La course à pied peut avoir un impact transformateur sur votre vie en soi, mais quand les choses ne se déroulent pas comme prévu, la motivation et la volonté de ne pas se laisser abattre peuvent avoir leurs propres effets révélateurs.

Comme de nombreux coureurs et coureuses, Tom Lau, âgé de 29 ans, avait de grands projets de course pour 2020. Et, comme la plupart des gens, à cause de la pandémie de COVID-19, Lau a dû ajuster ses objectifs et déterminer si et pourquoi il voulait continuer à avancer dans ses plans d’entraînement. La réponse était oui et, en s’entraînant pour – et en terminant – ses deux premiers marathons sous forme d’événements virtuels, le concepteur architectural basé à Brooklyn a appris quelques choses importantes sur lui-même.

Tout au long de mon entraînement, je me suis amélioré malgré les mauvais jours. C’est l’objectif de course dont je suis le plus fier et dont je me souviendrai le plus longtemps. »

Le marathon de New York et le marathon de Chicago étaient tous deux inscrits au programme de Lau l’automne dernier et, malgré le fait que les deux courses étaient programmées à deux semaines d’intervalle, il était partant. Cependant, une fois que les deux sont devenues virtuelles, Lau s’est demandé s’il pouvait rassembler l’enthousiasme nécessaire pour deux marathons en solo. « Honnêtement, je ne savais pas comment je me sentirais à courir mon premier marathon virtuellement, sans toutes les foules d’encouragements que j’avais vues sur les photos », admet-il.

Lorsque New York a annoncé que l’événement serait virtuel, Lau avait encore l’espoir que celui de Chicago ait lieu en personne. Ces espoirs ont cependant été déçus en juillet dernier. « J’étais dévasté, mais une fois que c’est devenu virtuel aussi, je me suis dit : « Pourquoi pas? »

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Coureur qui court près d’un court de tennis

Photo : Tom Lau

Suivant un plan d’entraînement, Lau s’est mis au travail pour se préparer aux deux marathons, sachant qu’ils seraient d’autant plus difficiles qu’il serait seul, ne pouvant se nourrir de l’énergie des foules déchaînées et des autres coureurs et coureuses puisque les épreuves étaient virtuelles. Le mois d’octobre est arrivé et il était temps de mettre ses efforts à l’épreuve, en s’attaquant au marathon virtuel de Chicago. « Je n’avais pas d’objectifs de temps », dit Lau. « Je voulais simplement dire que j’ai terminé les 42 km. »

Lau l’a fait et trois semaines plus tard, sur la même boucle d’un kilomètre, il a couru son marathon virtuel de New York. « Je n’ai pas abandonné et je savais ce dont j’étais capable, alors je l’ai fait », dit Lau. « J’ai prouvé que j’étais capable, pas une fois, mais deux fois. »

Tout en obtenant un nouveau record personnel de distance, Lau a pu voir que son travail acharné payait à la pelle, établissant des records personnels sur plusieurs distances en route vers les deux marathons. « Tout au long de mon entraînement, je me suis amélioré malgré les mauvais jours », dit-il. « C’est l’objectif de course dont je suis le plus fier et dont je me souviendrai le plus. »

Faites fond sur vos succès en course à pied

Pour Christine McHugh, 51 ans, entraîneure en chef, consultante en gestion et auteure qui court depuis une dizaine d’années, le plaisir de réaliser des records personnels est toujours présent.

Je me fixe des objectifs qui sont extensibles, mais qui restent réalisables. Avoir des objectifs m’aide à rester sur la bonne voie et à ne pas me laisser distraire par des objets brillants. »

« J’ai fait mon premier 5 km au début de la quarantaine et il m’a fallu 40 minutes », dit-elle. « Mon record personnel actuel de 5 km est de 24 minutes. C’est une énorme amélioration et cela me motive à faire des choses difficiles et à réaliser de grands progrès lorsque je m’y mets. »

Elle a mis cette attitude à l’épreuve lorsqu’elle a tenté de courir son premier marathon en 2016, terminant le marathon de la ville de New York en 4 h 40 min. En 2018, McHugh a couru son troisième marathon, – le California International, – et atteint un record personnel de 3 h 58 min. « J’ai pleuré avec positivité et gratitude lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée », dit-elle. « J’étais si fière de moi. »

Pour continuer à aller chercher ces records personnels et entretenir la flamme, McHugh utilise une approche méthodique pour fixer ses objectifs. « Je me fixe des objectifs ambitieux, mais toujours réalisables », dit-elle. « Avoir des objectifs m’aide à rester sur la bonne voie et à ne pas me laisser distraire par des objets brillants. »

Coureur qui court près d’un court de tennis

Photo : Christine McHugh

McHugh fait aussi sa part de travail mental pour atteindre ses objectifs, notamment en tenant un journal, en visualisant et en créant des mantras significatifs. « Je m’y concentre autant que sur mon entraînement physique quand je m’y mets vraiment, » dit-elle.

En ce qui concerne la transformation personnelle qu’elle a vécue en courant et en atteignant ses objectifs, McHugh souligne l’effet cumulatif d’un entraînement constant au fil des ans. « Je suis devenue plus confiante et plus autonome, et je n’ai pas peur de prendre des risques », explique-t-elle. « Grâce à cela, je me suis même aventurée en territoire inconnu dans d’autres parties de ma vie. »

Quel que soit le record personnel que vous visez, le processus est aussi important que l’objectif, comme peuvent en témoigner McHugh, Lau et Gutt. Même si c’est à vous de décider comment vous voulez transformer votre vie grâce à la course, il y a peu de doutes que ce soit possible.

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Les conseils de notre rédacteur sont uniquement à des fins d’information ou d’éducation générale. Nous vous encourageons toujours à consulter votre médecin ou votre professionnel-le de santé avant d’effectuer des modifications à vos routines de course, de nutrition ou de conditionnement physique.

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