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Nos runners, leurs histoires

Bonne Journée internationale de la femme

Collage de femmes

Nous discutons avec trois runneuses sur les défis, les obstacles rencontrés par les femmes dans le monde de la course à pied et des conseils pour les débutantes.

Voici pour les femmes fortes

L’inégalité entre les sexes est répandue dans l’industrie, la culture et le sport… et le running ne fait pas exception. Des lacunes au niveau des sponsors à la disparité dans la participation des femmes aux ultramarathons, le monde du running a beaucoup de travail à faire pour accélérer la parité entre les sexes.

Pour mettre en valeur les femmes dans le sport, nous soutenons la Journée internationale de la femme, un effort mondial qui célèbre les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes. La Journée internationale de la femme met également l’accent sur la sensibilisation à la disparité entre les sexes et la collecte de fonds pour les organismes de bienfaisance axés sur les femmes.

Le thème de la Journée internationale de la femme 2021, qui se déroule le 8 mars, est « Choisis de défier ». Le concept demande à tout le monde, d’un bout à l’autre de la planète, de choisir de lutter contre les inégalités, de dénoncer les préjugés, de remettre en question les stéréotypes et de contribuer à forger un monde inclusif.

Pour célébrer les femmes fortes partout dans le monde, nous avons discutés avec trois coureuses dures à cuire sur la façon de surmonter les blessures, certains des nombreux défis auxquels les femmes sont confrontées dans le running et des conseils motivants à donner aux athlètes féminines.

Femme s’étirant les muscles

Cette athlète professionnelle a perdu sa jambe suite à une blessure, mais s’est reconvertie grâce au running

À 16 ans, Desirée Vila était déjà une gymnaste acrobatique professionnelle d’élite. L’avenir était prometteur pour la jeune Espagnole, mais une blessure soudaine a changé sa carrière sportive et sa vie. Alors qu’elle s’entraînait pour les Championnats d’Europe de gymnastique acrobatique 2015, Vila s’est fracturée le tibia et le péroné. La blessure dévastatrice s’est compliquée suite à une négligence médicale et Vila a dû se faire amputer la jambe.

« Il m’a fallu un certain temps avant de me remettre au sport. J’avais besoin de récupérer, physiquement et mentalement, et d’apprendre à marcher, ce qui était le plus important. Quand je suis enfin devenue indépendante et que je suis retournée à l’école en 2016, les Jeux olympiques et paralympiques se déroulaient à Rio. C’est là que j’ai découvert le sport adapté et décidé que je voulais apprendre à courir comme les personnes que j’avais vues à la télévision. Depuis, je suis motivée par le désir de concourir à nouveau en athlétisme », dit Vila.

Depuis sa blessure, Vila a adopté la devise « La seule chose incurable est le désir de vivre ». Elle a ensuite représenté l’Espagne dans un certain nombre de compétitions pour personnes handicapées, notamment le Championnat d’Europe de para-athlétisme 2018, où elle a terminé sixième au saut en longueur. Vila s’entraîne maintenant trois heures par jour, six jours par semaine pour participer à des épreuves de sprint et de saut en longueur aux Jeux paralympiques de 2021 à Tokyo.

femmes laçant leur chaussure sur une piste.
Femmes accroupies montrant leur jambe prothétique

Vila est également une star sur les réseaux sociaux. Avec 89 000 abonnés sur YouTube, 48 500 abonnés sur Instagram et 667 000 abonnés sur TikTok, Vila utilise ses profils pour normaliser le handicap et promouvoir l’importance du sport.

Les conseils de Desirée Vila pour les runneuses

« Cherche l’opportunité dans le changement. Sois excitée par chaque petite chose que tu fais, même si cela semble insignifiant. Le premier pas que j’ai fait avec ma prothèse après six mois à utiliser des béquilles et un fauteuil roulant m’a apporté une joie incroyable. C’est ainsi que nous devrions prendre la vie : avec l’attitude de ce premier pas, car d’autres pas suivront. »

Femme courant dans un pré en montagne

Le running est présent en continu chez cette mère de famille, propriétaire d’entreprise et ancienne athlète américaine

Julia Stamps Mallon a fait la couverture de Runner’s World avant même d’entrer au lycée. Adolescente prodige, elle est devenue runneuse décorée en cross-country et en athlétisme à Stanford, mais Stamps s’est brisé la jambe dans un accident de skateboard à l’université. Elle a dû repenser sa carrière dans le running.

« J’ai toujours adoré le running. Même depuis mon plus jeune âge, c’était une grande partie de ma vie. Et de 18 à 22 ans, on m’a dit trois fois que je ne courrais plus jamais. Après mon accident, je n’ai pas pu marcher pendant un an. Quand un médecin te dit que tu ne pourras plus jamais faire quelque chose, je pense que c’est une façon de te secouer », dit-elle.

Stamps Mallon se fichait de son niveau… elle avait besoin de courir.

femmes posant lors d’une randonnée
Femmes qui courent sur un sentier surplombant l’océan

« Je voulais sentir le vent sur mon visage, les perles de sueur sur mon front, ma respiration changer. Alors, j’ai réappris à marcher. Puis j’ai réappris à faire du jogging, et finalement, j’ai couru le marathon de New York. »

Stamps Mallon est maintenant une runneuse de trail accomplie, mère de deux enfants et cofondatrice d’une agence d’événements appelée Eventus Outdoors. Malgré tout, sa motivation pour le running n’a pas changé : elle adore courir, tout simplement.

Conseils de Julia Stamps Mallon pour les runneuses

Profite du calme de la course. Surtout que maintenant que tout est si mouvementé, que tant de choses se passent dans le monde, je pense que le running est ce moment unique où tu peux trouver le calme et en profiter.

Femme souriante après un run

Une marathonienne du Maryland prêche l’importance des brassières et de la positivité corporelle

Experte en marketing et coach en running, Alexandria Williams déteste courir sous la pluie. Son aversion pour la course par temps humide découle de la première fois où elle n’a pas fini une course, au cours du marathon de Boston 2018, où une météo digne de la mousson a secoué les participants.

Un an après Boston, malgré des crampes à la fin du marathon de Chicago, elle a réussi à finir la course. Puis, quelques jours plus tard, lors du marathon du Corps des Marines, Williams a encore dû faire face à des trombes d’eau. Elle a paniqué avant la course, puis a commencé à faiblir avant le 20e kilomètre. Mais Williams s’est rendu compte qu’elle était plus avancée qu’elle ne l’était à Boston et que ses préparatifs portaient leurs fruits.

« J’ai fait des ajustements. Ces choses à faire par temps pluvieux étaient désormais ancrées en moi. Du film plastique sur mes pieds, de la vaseline, de l’hydratation. La première course que je n’ai pas achevée m’a préparée à réussir le marathon du Corps des Marines, car je savais désormais quoi faire. J’ai utilisé tous les conseils, ma force mentale et mon endurance pour terminer deux marathons consécutifs », dit-elle.

Les défis mentaux et physiques du running lors d’un marathon sont loin d’être les seuls obstacles auxquels Williams a été confrontée dans le sport.

« Je rentre dans différentes cases en tant que minorité. J’ai des formes. Je suis une femme. Je suis noire. Être tout cela et marathonienne a créé pour moi beaucoup d’adversité. J’ai souvent été confrontée au racisme et à divers préjugés me catégorisant comme une fausse runneuse en raison de ma taille et de la couleur de ma peau. Il était important que je trouve d’autres femmes confrontées à des défis similaires. »

femmes avec un grand sourire sur le visage
Femmes qui rient au soleil

Williams organise désormais ses propres événements axés sur les brassières de sport pour aider les femmes qui ont des difficultés à trouver des brassières adaptées. Elle utilise ces rencontres pour proposer aux femmes des solutions pratiques et leur montrer des modèles pour runneuses aux tailles variées.

« Je pense que choisir une brassière de running est l’un des obstacles les plus importants, mais dont on parle le moins, auxquels les femmes sont confrontées à l’heure de faire leurs premiers pas de running. J’avais l’habitude de porter deux brassières de sport à la fois. Aucune option ne me convenait. Je fais ce que je fais, car il n’y a jamais eu d’inclusivité pour les femmes qui achètent des vêtements de running. »

On peut trouver des conseils de running, même lire des articles de mode tels que « Shorts d’entraînement pour cuisses épaisses et grosses fesses » et « Le guide des brassières de sport abordables pour les femmes à gros seins » sur son site Web alexandriawill.com.

Le conseil d’Alexandria Williams pour les runneuses

Cours à ton propre rythme. Profite bien du voyage et n’exige pas trop de toi-même. Si le sport est nouveau pour toi, prends bien le temps d’apprendre et concentre-toi sur les principes essentiels du running, mais n’oublie pas de prendre le temps de choisir un nouvel équipement d’entraînement mignon.

En savoir plus sur les efforts de diversité, d’équité et d’inclusion chez Brooks Running et explorer les nombreuses façons de contribuer à la Journée internationale de la femme.